Guérir, construire, étreindre, parler, aimer, faire la paix. Rien de ce qui compte ne se fait seul : le monde tout entier est régi par le lien.

Et par elles, vous vivrez – Tome 2 : le rapport à autrui

Vous donnez beaucoup — à votre couple, à vos enfants, aux autres — et vous récoltez trop souvent des disputes qui tournent en rond et une fatigue que personne ne remarque. Vous n'avez pas cessé d'aimer. Mais à force que chacun défende sa place, le lien finit par manquer d'air. Ce livre part de là, et prend le temps d'expliquer pourquoi.

De l'inconnu croisé dans la rue à l'enfant que l'on éduque

Certains perçoivent chez l'autre une gêne, un obstacle, parfois une menace. Certains ne perçoivent rien du tout : un être neutre, anonyme. Certains y voient un individu à part entière, dont la seule existence justifie le respect. Certains enfin y voient l'occasion d'apprendre ou de partager. Dans tous les cas, une constante demeure : la façon dont on perçoit l'autre décide déjà de ce que la relation pourra devenir.

  • Un refus anodin, un stylo que l'on ne vous prête pas par exemple, et vous voilà, sans savoir pourquoi, décidé à ne plus aimer celui qui vous l'a refusé.

  • Vous vous taisez alors qu'un mot suffirait ; ou vous parlez, et le mot blesse.

  • Vous savez reconnaître un exploit, et beaucoup moins un geste ordinaire.

  • La même dispute revient, et vous la croyez née du motif qui l'a déclenchée.

  • Vous élevez un enfant en hésitant sans cesse entre le cadre qui protège et celui qui écrase.

Le 'Hazon Ich enseignait que tout homme devrait se réjouir en rencontrant un autre homme, comme un explorateur égaré dans une contrée hostile éprouve une saine allégresse à la vue d'un semblable. Au quotidien, c'est la méfiance qui domine. Plus que tout, la différence dérange et même oppose.

De là vient cette étrange règle qui gouverne tant de nos échanges : pour se sentir exister, il faudrait signifier sa présence à l'autre en le gênant. S'opposer à sa volonté, à sa nature, à son droit d'être là. Cela se joue dans la rue, au travail, et cela finit par franchir la porte du foyer.

Ce n'est ni un défaut ni une faute : c'est un nœud. Et un nœud, cela se défait.

Ce que la Torah appelle « aimer »

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Vayiqra 19,18) est l'un des versets les plus connus de la Torah. C'est aussi l'un des plus mal compris. On croit y lire un état, agréable et passif. C'est un résultat, qui arrive au bout d'un travail. Or, ce travail commence en soi.

Nos Sages le disent d'une formule : l'amour abolit le rang. Avraham, qui avait de nombreux serviteurs, sella son âne de ses propres mains. Yossef, vice-roi d'Égypte, attela lui-même son char pour aller au-devant de son père. Aimer suppose de céder un peu de sa propre importance, afin que l'autre ait la place d'exister.

  • La fonction même de la parole est de rapprocher. Retenue au mauvais moment, elle blesse autant qu'un reproche : on est puni pour une parole mauvaise, enseigne le Zohar, comme pour une bonne parole que l'on s'est abstenu de dire.

  • Donner, c'est ne pas oublier l'autre tout en s'oubliant soi : lui offrir ce dont il a besoin, et non la lecture que l'on en fait.

  • Éduquer, c'est guider un enfant sur son chemin à lui, non le modeler à son image. C'est aussi lui apprendre tôt à se maîtriser, ce que nos Sages appellent être fort.

De ce déplacement naît le reste : une parole qui relie au lieu de trancher, un couple qui se soutient au lieu de s'affronter, des enfants qui se construisent au lieu de se défendre.

Quand l'amour était fort, nous aurions pu installer notre lit sur le fil d'une épée. Maintenant que notre amour s'est tari, un lit de soixante coudées n'est pas assez large pour nous. (Sanhedrin 7a)

Le chemin que vous propose ce livre

Les exposés se lisent séparément, mais leur ordre est un mouvement : il part du lien le plus impersonnel pour aboutir au plus intime.

Le chemin, étape par étape

  • À la rencontre de l'autre : pourquoi l'esprit de l'un diffère de celui de l'autre comme leurs visages diffèrent, ce que la moindre parole blessante engage, et ce qu'est vraiment le mauvais œil, une fois écartées les superstitions.

  • Les vertus de la parole : pourquoi la parole fut créée pour rapprocher, ce que le compliment fait à celui qui le reçoit, ce qui sépare le compliment de la flatterie, et pourquoi le silence guérit parfois mieux que les mots.

  • Parlons d'amour : ce qu'est un amour qui ne dépend d'aucune chose, celui de David et Yonathan ; pourquoi savoir accueillir décide de tout ; et jusqu'où l'on est prêt à se salir pour celui que l'on aime.

  • Les graines de la discorde : l'égoïsme qui coupe, et la moquerie, cette arme de l'orgueil qui réduit l'autre au silence.

  • Le couple et le foyer : passer du « je » au « nous », se supporter l'un l'autre, faire des disputes des points de réparation, et transmettre à ses enfants ce que l'on n'a pas soi-même reçu.

Le livre, concrètement

  • Livre papier — 483 pages

  • Format 15,4 × 23,9 cm

  • Expédié par voie postale, port compris

  • Chaque exposé se tient seul ; l'ensemble forme un parcours

D'où vient ce livre

Guérir, construire, étreindre, parler, aimer, faire la paix ; puis briser, se lamenter, déchirer, se taire, haïr. Les vingt-quatre « temps » que le roi Chlomo recense dans Qoheleth disent tous la même chose : le monde entier est régi par le lien. Trois liens rattachent l'homme au monde : à lui-même, à ses semblables, à son Créateur. Le premier tome traitait du premier. Celui-ci traite du deuxième.

Il est né des cours de Rav Yaakov Abitian, qui signe lui-même l'un des textes d'ouverture de l'ouvrage. Rien n'y est abstrait : chaque notion passe par un récit, une scène de la vie ordinaire, une source citée à la racine. On y croise un directeur d'école qui découvre, en une phrase, six années d'indifférence ; un homme qui dort soixante-dix ans et revient dans un monde qui ne le reconnaît plus ; et un peu de boue, dont il se pourrait qu'elle sauve un homme.

L'auteur

David Benkoel est psychanalyste, auteur et compositeur, établi à Jérusalem. Il exerce depuis 2014, à la croisée de la psychanalyse et de la pensée juive. On lui doit la trilogie « Et par elles, vous vivrez » (deux tomes parus, un en préparation) et le récit « Ton peuple sera mon peuple ». Élève de Rav Yaakov Abitian, il avance en clinicien et en passeur : il dissèque les mécanismes de l'âme, puis les rend lisibles, sans jamais les simplifier.

Les fondements de l'approche

  • Un socle de pensée juive : la matière du livre est puisée aux sources de la tradition et à l'enseignement de Rav Yaakov Abitian. C'est elle qui fonde chaque développement.

  • Le regard du psychanalyste : des années de clinique servent à organiser cette sagesse et à la rendre lisible aujourd'hui, non à la remplacer.

  • La tradition éthique du Moussar — Tomer Devora, Hafets Haïm, Rav Dessler, Rav Wolbe : la rigueur morale appliquée aux liens du quotidien.

Avec beaucoup de perspicacité et d'humilité, ce livre et son auteur nous procurent un véritable enrichissement moral et intellectuel.

Rav Y. Sitruk

Alef Ledoroth

Je suis content que cet important ouvrage voie le jour et je le recommande vivement, ce livre trouvera sa place dans chaque foyer juif.

Rav D. H. Pinto

Hevrat Pinto

Je ne puis que bénir l'auteur et toute sa famille, en leur souhaitant de pouvoir continuer à diffuser les vérités de notre sainte Torah.

Rav A. Cohen-Arazi

Torah Academy

Cet ouvrage comporte des enseignements particulièrement instructifs dans l'éducation ainsi que dans le développement personnel.

Les questions que vous vous posez sûrement

Est-ce normal de se disputer autant dans un couple ?

Oui, et c'est même rassurant à comprendre. Un lien qui n'a jamais été éprouvé reste fragile, faute d'avoir eu à prouver sa solidité. Ce qui distingue un couple solide d'un couple en péril, ce n'est pas l'absence de disputes — c'est la capacité à se réconcilier vraiment, après. Le livre vous montre comment faire de ces moments des points de réparation, et non des fractures.

Pourquoi serait-ce à moi de faire le premier pas, si j'ai raison ?

Parce qu'attendre que l'autre cède d'abord est précisément ce qui prolonge la rupture. Avoir raison et garder le lien sont deux choses différentes — et c'est souvent la première qui coûte la seconde. Faire le premier pas ne revient pas à reconnaître un tort : c'est choisir le lien plutôt que la victoire. Loin d'une faiblesse, c'est une force que peu de gens ont.

J'ai peur d'être trop autoritaire avec mes enfants.

C'est une inquiétude juste, et le livre la prend au sérieux. Il distingue nettement deux choses qu'on confond souvent : l'autoritarisme qui humilie, à proscrire, et le cadre qui sécurise, indispensable. Un enfant sans limite n'est pas un enfant libre : c'est un enfant inquiet. Vous apprenez à poser un cadre à la fois ferme et bienveillant, qui structure sans écraser.

Est-ce ma faute si mon enfant me résiste autant ?

Non. Chaque enfant vient au monde avec sa nature propre, ses appuis, sa façon d'être. Votre rôle n'est pas de le modeler à votre image, mais de le guider sur son chemin à lui. Le livre vous aide à faire la part entre ce qui vous revient et ce qui lui appartient — un soulagement autant qu'une méthode.

Comment donner de l'attention sans créer un enfant-roi ?

En séparant deux choses que l'on mélange souvent : l'affection et la récompense matérielle. Un enfant a un besoin absolu d'être chéri pour ce qu'il est — et un besoin tout aussi réel qu'on lui refuse certains caprices. Céder sur tout n'est pas aimer davantage : c'est le priver de la limite qui le construit. Le livre montre précisément où passe la ligne.

Ce livre ne promet pas un foyer sans tension, et ne dira jamais que tout dépend de vous. Il vous invite à regarder votre propre part dans ce qui se joue, parce que c'est le seul endroit où vous ayez vraiment du pouvoir.

Interrogé sur ce qui définit un homme accompli, le 'Hafets 'Haïm répondit : « Une personne qui, deux heures par jour, est capable de ne pas penser à elle ». C'est à cela que ces pages préparent, un geste après l'autre.

483 pages, livrées chez vous, port compris : 29 €. Un compagnon de route que vous rouvrirez longtemps après l'avoir refermé.

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La pensée juive, ce n'est pas mon univers — est-ce que ce livre s'adresse quand même à moi ?

Oui, sans réserve. Vous n'avez besoin d'aucune connaissance préalable, ni d'aucune appartenance. La sagesse mobilisée ici parle de ce qui nous est commun à tous : aimer, se disputer, élever, se réconcilier. Le regard du psychanalyste est précisément là pour rendre cette pensée lisible et utile à quiconque vit en relation — c'est-à-dire à vous aussi.

Je ne suis pas en couple, je n'ai pas d'enfants — est-ce que ça me concerne ?

Oui. Le livre s'ouvre sur l'art du lien en général : la parole qui relie, le silence qui guérit, ce qui abîme une relation et ce qui la répare. Ceci reste vrai d'une amitié, d'un collègue, d'un inconnu. Les pages sur le couple et l'éducation éclaireront ce que vous vivez aujourd'hui, ou ce que vous bâtirez demain.

Je ne veux pas d'un livre qui me fasse la morale

Rassurez-vous : ce livre ne moralise pas, et ne vous dira jamais que tout est de votre faute. Mais soyons honnêtes — il ne vous flattera pas non plus. Il vous invitera à regarder votre propre part dans ce qui se joue, non pour vous culpabiliser, mais parce que c'est le seul endroit où vous avez vraiment du pouvoir. Certaines pages vous conforteront, d'autres vous bousculeront : c'est précisément ce qui le rend utile.

483 pages… je suis déjà débordé(e), je n'aurai jamais le temps

C'est une crainte légitime, et la réponse est rassurante : ce livre n'est pas fait pour être lu d'une traite. Chaque exposé se tient seul, et vous pouvez ouvrir celui qui correspond à ce que vous traversez : une tension de couple, une difficulté avec un enfant. Lu dans l'ordre, il vous mènera du lien avec un inconnu jusqu'à l'éducation de vos enfants ; lu par fragments, il vous servira tout autant. Il vous attendra, et reprendra là où vous l'aviez laissé.

J'ai peur que ce soit trop intellectuel, trop dense pour moi

Le travail le plus exigeant — relier des sources anciennes à la vie d'aujourd'hui — a déjà été fait pour vous. Ce que vous lisez, ce sont des récits, des situations concrètes, des images qui parlent. La profondeur est là, mais elle ne se paie jamais en jargon : elle passe par des histoires que vous reconnaîtrez. Vous n'avez pas à être savante pour y entrer — seulement curieuse.

J'ai déjà été déçu(e) par ce genre de livres

C'est une méfiance que je respecte, et que je partage. Soyons donc clairs sur ce que ce livre n'est pas : il ne contient aucune recette miracle, et ne fera pas disparaître d'un coup les tensions de votre vie. Ce qu'il vous donne, c'est une manière de voir qui tient debout, et de quoi la mettre en pratique. Vous n'avez pas à être savant pour y entrer, seulement curieux.

Et concrètement, une fois que j'ai commandé ?

Vous recevez aussitôt un e-mail de confirmation. Comme il s'agit d'un livre papier, je vous l'expédie par voie postale. Le délai d'acheminement varie selon l'endroit où vous vivez, et le port est déjà compris dans le prix. Quand il arrive, ouvrez-le à la partie qui résonne avec ce que vous vivez, ou commencez par le début : les deux fonctionnent.