L'essence du propos
Devenir son meilleur voisin commence par une prise de conscience radicale : chaque être humain porte en lui l’empreinte de la ressemblance divine. Respecter son image personnelle, c'est honorer cette étincelle sacrée et refuser de la ternir. Pourtant, nous nous laissons souvent piéger par l’autodérision ou le mépris de soi, des ruses qui saccagent notre élan vital là où la vie cherche à construire.
Réapprendre à s’aimer est le travail d'une vie, nourri par une certitude : si D.ieu nous rend chaque matin notre âme, c’est qu’Il place en nous une confiance absolue. Cette force nous permet de regarder en face les blessures d'une enfance difficile sans s'y résigner. Car si le passé ne s'efface pas, il peut se transformer.
En dépassant nos traumatismes, nous ne remportons pas seulement une victoire sur le passé ; nous créons de la vie. À l'image d'Avraham ou de David, nos souffrances surmontées deviennent alors le terreau d'une sensibilité nouvelle et d'une bienveillance authentique envers soi et autrui. Sur la terre apparemment aride d'un passé douloureux, il est toujours possible de faire pousser du bon, du beau et du vrai.
Détails du chapitre
Sujets abordés
Bannir le mépris de soi
Cultiver l'amour-propre
Vivre après une enfance difficile
Un regard sur le texte
D.ieu créa l’homme à Sa ressemblance ; c’est à la ressemblance de D.ieu qu’Il le créa (Berechith 1,27).
Le Ora'h 'Haïm tire un enseignement de cette redondance apparente. Dans la première partie du verset, l’homme est mentionné avant la ressemblance de D.ieu : il s’agit des Nations du monde. Dans la seconde partie, la ressemblance de D.ieu est mentionnée avant l’homme : ceci fait référence à Israël.
En tout état de cause, chaque être humain ressemble à D.ieu. Valoriser son image personnelle, c’est-à-dire vivre conformément à sa nature profonde, nécessite de respecter l’image divine, essentiellement perceptible chez l’homme. Ne pas la ternir, cela va de soi, mais aussi la révéler au-dehors.